|
Cousines et compagnie |
|
18 septembre : Lac Saint-Jean |
|
Lors de la dernière visite de ma cousine Lisette à Québec, mon très cher époux Kenneth lui avait promis qu'il irait voir personnellement sa galerie de peintures. (Nous savons tous et toutes combien il est fasciné et obsédé par certains de ses tableaux). C'est pourquoi, nous décidons d'accompagner la famille Wagner qui à chaque année effectue un pèlerinage à Hébertville, pour y visiter ses vivants et ses défunts. Tradition oblige : Claire et son père se dirigent allègrement au cimetière familial, d'abord pour s'y recueillir et pour ensuite y cueillir quelques grappes de cerises sauvages qui sont paraît-il, les meilleures au Québec.
Après la visite au cimetière, tante Madeleine nous montre tous les endroits où elle a vécu de bons et de mauvais souvenirs dans son village natal d'Hébertville. C'est toujours émouvant de l'entendre nous raconter de quelle façon sa mère adoptive la privait de toute affection et la laissait isolée de ses frères et soeurs, alors qu'elle n'avait que cinq ans et s'ennuyait à mourir au côté de cette femme froide et sans coeur qui préférait ses chiots à cette petite fille. On comprend aussi l'origine de toutes ses peurs, quand on pense que cette femme la menaçait de la donner au «quêteux» du village, si elle n'était pas sage.
On rejoint Lisette à la résidence où habite sa mère, tante Germaine et de là, nous allons dîner tous ensemble. Lisette et Gilles nous invitent ensuite à leur maison située au «Lac Vert». Ken n'avait qu'une hâte: faire le tour du propriétaire et enfin admirer à son goût tous les tableaux que Lisette y a accrochés. Que de talents ! Elle est bien la digne fille de son père. C'est également au cours de ce petit voyage que j'ai découvert que les gènes de « j'suis pas capable de rien jeter » qui affectent de façon très significative mes cousines Wagner tirent leur origine de la famille Tremblay. Je crois bien que Lisette, en tant que cousine aînée de cette famille a hérité, au grand désarroi de Gilles son mari, du gène de «ramasseuse aiguë». Je dois avouer cependant que c'est une très bonne chose pour la postérité, car les objets hérités de son génial de père et qu'elle a eu la gentillesse de nous montrer sont vraiment des trésors inestimables qui se transmettront je l'espère, à d'aussi bonnes ramasseuses qu'elle. (Texte : Andrée)
|